Construire en 2019

La rareté du foncier et la baisse des aides de l’Etat compliquent l’horizon des constructeurs de maisons individuelles. Fin 2019, le prêt à taux zéro s’arrête définitivement pour la zone B2. C’est à dire pour les communes du Grand Angoulême.

Taux d’intérêt et coûts de la construction accessibles en Charente

Si investir sur la Charente «c’est maintenant!» au regard des prix très accessibles, construire une maison individuelle n’échappe pas à la règle. 2019 sera encore propice à la réalisation d’un projet. Comme le souligne Sébastien Gapin, Président de l’UCA 16 (Union des Constructeurs et Aménageurs de la Charente), «les taux d’intérêt sont bas, idem pour les coûts de la construction, accessibles par rapport aux autres régions. Le PTZ (prêt à taux zéro) court encore pour 1 an. Ensuite, on ne sait pas quelles mesures gouvernementales en matière de logement vont être prises. C’est maintenant qu’il faut se lancer», assure t-il.

Le marché de la maison individuelle pénalisé en 2018

La tendance en Charente est à la baisse. Environ -3% à -5% par rapport à 2017. L’arrêt du Pinel dans le secteur neuf en Charente au 1er janvier 2018, favorisant la défiscalisation, a gelé les projets des investisseurs ou les a déplacés géographiquement. Autre coup dur, on apprend que le prêt à taux zéro va se terminer au 31 décembre 2019 et enfin, la réduction du parc constructible. En effet, suite aux nouvelles mesures du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), applicables d’ici la fin de l’année sur 16 communes du Grand Angoulême puis étendues aux 38, les constructeurs vont être contraint de concevoir essentiellement de l’habitat groupé. «400m2 de surface de terrain à bâtir seront autorisés sur les communes du Grand Angoulême, hors la ville d’Angoulême où la surface de terrain à bâtir sera de 250 m2 », précise le président de l’UCA 16. Autant de problématiques qui vont obliger les constructeurs à revoir la copie. D’après Sébastien Gapin, les constructeurs légalistes tireront leur épingle du jeu.

Plus de logements sur un même terrain

Ils représentent 55% des constructions neuves sur les deux dernières années, face aux architectes, entreprises générales du bâtiment, groupement d’artisans et autres. Leur professionnalisme s’est vérifié avec la pléthore de réglementations auxquelles ils ont dû s’adapter et montrer leur fiabilité. «On s’oriente de plus en plus vers la densification du bâti sur une même unité foncière. Ce qui augure de travailler autrement.» En résumé, seuls les bons et les locaux vont rester sur le marché Charentais.