Investir sur Angoulême, il faut en profiter maintenant !

Gérant de trois agences immobilières sur la Charente, Matthieu Lafontaine estime que le marché s'est bien réveillé. Plus question de parler de la «belle endormie» lorsque l'on évoque Angoulême. Attractive en prix et en qualité de vie, à deux pas de Bordeaux et à moins de deux heures de la capitale, la ville attire investisseurs et particuliers.

Depuis deux ans, il est aujourd'hui possible d'affirmer que la vente de biens, notamment dans l'ancien, connaît un véritable essor. «On effectue plus de transactions avec des budgets supérieurs par rapport aux années précédentes», note Matthieu Lafontaine, par ailleurs président du syndicat FNAIM. Si durant les années de vaches maigres les biens se vendaient entre 100 et 130 000 euros, «aujourd'hui on réalise des ventes plus régulières entre 200 et 400 000 euros sur Angoulême. C'est vrai également sur Cognac», confirme l'agent immobilier. «Il n'y a plus de notion de crise dans notre secteur d'activité.» Deux raisons essentielles à cette évolution. «Les taux d'intérêt bas et les prix attractifs. Ce sont deux conditions et leviers économiques exceptionnels. Investir sur Angoulême, il faut en profiter maintenant. Il n'y a pas de raison de rester locataire en Charente», pointe le professionnel.

Angoulême, «the place to be»

Pour autant, l'effet LGV n'a pas généré de flux escompté depuis Bordeaux en terme d'achat de maisons ou d'appartements, «parce que les horaires de train ne collent pas», mais a fonctionné plutôt du côté parisien. «Nous avons fait quelques ventes en résidence principale et secondaire. Être à une heure quarante de la capitale a boosté le marché.» Par contre, tous les investisseurs Bordelais ont bien compris qu'Angoulême était «the place to be » et lorgnent du côté de la cité de François Premier. «Ils achètent des immeubles pour faire du locatif de rentabilité. On sent une certaine émulation arriver», s'enthousiasme Matthieu Lafontaine. Et d'insister sur le fait que «nous ne sommes pas conscients que nous surfons sur un marché super attractif, dont les prix au m2 se situent entre 1000 et 1500 euros en moyenne.»

L'ancien est en vogue

Sans compter le patrimoine architectural de la région, qui offre aux acheteurs le charme de l'ancien avec des possibilités importantes de rénovation. «La beauté et le travail de la pierre charentaise sont incontestables. Aujourd'hui l'ancien est plus accessible en terme de prix. Soit c'est en état, soit on achète pas cher et on refait à neuf. Les biens «âgés» sont en vogue actuellement, ils se vendent rapidement. Le budget oriente l'achat. Avec 100 à 130 000 euros, difficile de pouvoir construire sur la proche couronne.» Sans oublier la qualité de vie, élément de décision important. «Les bords de la Charente et ses aménagements ne laissent pas indifférents le visiteur. C'est le poumon vert de la cité.»
Autres avantages, l'effet des festivals de cinéma et de la bande dessinée. «Ils ont un véritable impact, tout comme les écoles liées à l'image, le cinéma et le dessin. Réputées, elles attirent de nombreux étudiants. La ville sort son épingle du jeu grâce à cet aspect culturel, éducatif, marqué et identifié médiatiquement. C'est l'adéquation parfaite : prix, surface, architecture et qualité de vie. » En conclusion, quelque soit son projet de vie, «il est possible de satisfaire les attentes de toutes les générations et catégories socioprofessionnelles.» Étudiants, actifs ou retraités, d'ici ou d'ailleurs, il semble difficile aujourd'hui de résister aux charmes des Valois.